Les engins de guerre
au moyen-âge

Il existe une grande quantité d'engins d'attaque: les uns sont mus par des contrepoids comme les trébuchets, les mangonneaux; d'autres par la tension de cordes, de nerfs, de branches, de ressorts de bois ou d'acier, comme les caables, maleveisines (ou male-voisines), les pierrières; d'autres par leur propre poids et l'impulsion des bras, comme les moutons, béliers, bossons.

baliste

trébuchet

mangonneau

baliste

trébuchet

mangonneau

arbalète à tour

bélier

beffroi

arbalète à tour

bélier

beffroi


La baliste (caable, pierrière)

baliste

Les pierres sont lancées par la force de la verge (A) dont l'extrémité inférieure passe dans un faisceau de cordes tordues au moyen de clefs (B) et de roues à dents (C) arrêtées par des cliquets.

Pour renforcer la rapidité de mouvements, des ressorts en bois et nerfs entourés de cordes, en forme d'arc (D), forçaient la verge à venir frapper violemment la traverse (E).

La verge était ramenée à l'horizontale grâce au treuil (F) et un homme tirait sur la corde (H) pour tirer.

On pouvait régler la force du tir en ajoutant plus ou moins de fourrures en dedans de la traverse (E) et sur la verge.

Les crochets (G) servaient à fixer le chariot en place, au moyen de cordes liées à des piquets enfoncés en terre.

Quatre hommes pouvaient abaisser la verge en agissant sur le treuil.

Cet engin pouvait envoyer de grosses pierres jusqu'à 250 mètres! Pesant plus de 4 tonnes, il était transporté entièrement démonté sur les lieux du combat.

 

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Le trébuchet

trébuchet

Le principe de fonctionnement est simple a comprendre d'après le schéma ci-dessus. C'était un engin très lourd à transporter et de grande dimension (la verge pouvait atteindre la longueur de 12 mètres).

Le projectile était placé dans une poche en cuir, à l'extrémité de la verge (comme une fronde). Ces engins à contrepoids furent en usage jusqu'au moment où l'artillerie à feu vint remplacer toutes les machines de jet du moyen-âge.

Cet engin pouvait envoyer des boulets de 100 Kg jusqu'à 200 mètres. Son maniement demandait 60 personnes. Pesant plus de 7 tonnes, il était transporté entièrement démonté sur les lieux de combat. On retrouve des traces de ces engins lors du siège de Montségur, en 1243.

 








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Le mangonneau

mangonneau

Le tir du mangonneau pouvait se régler beaucoup mieux que celui du trébuchet, parce qu'il décrivait un plus grand arc de cercle et qu'il était possible d'accélérer son mouvement (inertie moins importante). Voici, pour mieux comprendre le fonctionnement, comment la fronde devait être attachée pour qu'une de ses branches pût quitter en temps opportun l'engin, afin de laisser au projectile la liberté de s'échapper de la poche:

 

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L' arbalète à tour

arbalète à tour

Les armées du moyen-âge possédaient un engin terrible avec lequel on lançait des dards d'une grande longueur, des barres de fer rougies au feu, des traits garnis d'étoupe et de feu grégeois en forme de fusées: l'arbalète à tour.

L'avantage, par rapport aux engins déjà vus, est la visée réglable sans bouger l'engin dans sa totalité. Le tir pouvait se régler de haut en bas. Le réglage latéral se faisait simplement en déplaçant l'engin très facilement grâce à ses roues.

Certains de ces engins pouvaient lancer des dards de plus de 5m de long à une distance d'au moins 50m, de façons à rompre des machines, palis, ... Ces engins étaient ceux qui causaient le plus de désordre dans les troupes et plus particulièrement dans la cavalerie.

 





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Le bélier couvert

bélier couvert

Le bélier consistait en une longue poutre armée d'une tête de fer à son extrémité antérieure, suspendue en équilibre horizontalement à des câbles ou des chaînes, et mue par des hommes au moyen de cordes fixées à sa queue. En imprimant un mouvement de va et vient à cette pièce de bois, on frappait les parements des murs, que l'on parvenait ainsi à disloquer et à faire crouler.

Les hommes étaient abrités sous un toit. L'engin était posé sur des roues.

Les assiégés cherchaient à briser le bélier au moyen de poutres qu'on laissait tomber sur sa tête au moment où il frappait la muraille; ou bien ils saisissaient cette tête à l'aide d'une double mâchoire en fer qu'on appelait loup ou louve.

 





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Les beffrois

les beffrois

Les beffrois étaient souvent façonnés avec des bois verts, coupés dans les forêts voisines des lieux assiégés, ce qui rendait leur destruction par le feu beaucoup plus difficile.
Posé sur 4 roues et mus au moyen de cabestans montés dans l' intérieur même de l'engin, ces lourdes machines avancaient à l'aide de câbles, d'ancres ou de piquets.
Le fossé au pied des remparts étaient comblés en laissant une légère pente pour entrainer le beffroi qui s'appuira sur la muraille.
On ouvre le pont et voila les assiégeants entrant dans la ville.

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